Pour la petite histoire, le terme « Black Friday » a été utilisé pour la première fois en 1951. Les commerçants se sont appropriés ce mot à une époque où la comptabilité était tenue à la main. Les comptes étaient écrits en rouge, car déficitaires toute l’année jusqu’à ce fameux vendredi. Les achats du lendemain de Thanksgiving permettaient de sortir les comptes « du rouge ». Ainsi, les comptes passaient en positif, ce qui permettait de les écrire à l’encre noire, d’où le terme de « vendredi noir ».

Selon les propos de Valérie Andrieu, journaliste à Les Echos, « L’année dernière en France, plus de six cyberacheteurs sur dix en avaient profité pour réaliser une partie, ou la totalité, de leurs achats de Noël. » En revanche, de nos jours, le Black Friday reste un sujet très controversé aussi bien du point de vue des consommateurs que des entreprises.

Certaines entreprises comme « Le Slip Français » ont décidé de fermer leurs sites internet et certaines même ont essayé de sensibiliser les consommateurs Français à l’hyper consommation qu’engendre le Black Friday et à encourager ces derniers à avoir une consommation responsable. Les entreprises avec des valeurs fortes notamment le « Made in France » comme « LouyeTu » refusent de plus en plus de rentrer dans l’heure des prix cassés lors du black Friday pour rester en adéquation avec le fil conducteur : la qualité à juste prix.Cette année, avec notamment l’apparition du Green Friday, un collectif d’associations et d’entreprises qui s’oppose au mouvement du Black Friday, on remarque une prise de conscience de certains consommateurs sur leur mode de consommation.

Cependant, avec l’attente des consommateurs de pouvoir faire des économies et de dénicher « La bonne affaire », certaines entreprises se sentent obligées de jouer le jeu du black Friday quitte à mettre le temps d’une journée l’éthique de coté. Marc Lolivier, le délégué général de la fédération e-commerce et vente à distance, souligne que « Ces opérations constituent désormais les plus grosses journées de l’année pour les e- commerçants. Chacune d’entre elles représente trois fois le chiffre d’affaires quotidien moyen. »

Pour des entreprises petites ou grandes, cette journée représente la possibilité d’étoffer leur chiffre d’affaires et un écoulement certain des stocks ! Avant l’arrivée des fêtes de fin d’année, les commerçants voient en cette journée une occasion en or d’avoir un chiffre d’affaires en hausse. Pour les consommateurs, cette journée lance le top départ des achats de Noël en faisant des économies. Une tendance qui n’est pas vraiment en faveur du green Friday !

Affaire à suivre : Qui remportera la partie entre consommation à outrance ou consommation responsable ? Seules les chiffres des années à venir nous le dira …

 

Par Camille Le Gac, Mylène Filomena Montagano, Mathilde Toulemonde, Etudiantes à l’université de Nanterre, en Master 1 Marketing Opérationnel International