Vous ne le savez peut-être pas, mais si vous êtes un internaute moyen, vous avez déjà forcément été confronté au dropshipping. Non? Mais si ! Lorsque vous avez vu une pub Facebook pour cette montre sympa à un prix incroyable ou encore cette trottinette électrique avec une belle promo sur Instagram…

Vous n’avez pas cliqué ? Vous avez bien fait! Mais comment reconnaître le dropshipping? Que cache ce nouveau concept florissant mais éthiquement discutable?

 

Le dropshipping ? Une pratique légale

Le dropshipping est une forme de e-commerce par laquelle le site vendeur ne possède pas de stocks et fait livrer le client final directement par son fournisseur sans, le plus souvent, que le client ne le sache. Vous créez votre petite boutique en ligne avec quelques produits bien choisis chez quelques fabricants (9 fois sur 10 asiatiques) et lorsque vos clients passent commande, ce sont ces fameux fabricants qui leur livrent directement la marchandise chez eux.

 

Une simplicité qui alerte

Pour faire simple, le dropshipping consiste à vendre un produit que vous n’avez pas, tout en vous faisant passer pour un vendeur parfaitement classique.

Sentant le bon filon, bon nombre de formations ont fleuri sur la toile pour optimiser le système et vous apprendre à maximiser vos marges et devenir (enfin) riche! … À des prix souvent exorbitants (via des intermédiaires ou des sites d’affiliations), sans efficacité réelle.

 

Et alors ?

Certains pourraient me dire : « Où est le problème? ». La plupart des boutiques ne fabriquent pas elles-mêmes ce qu’elles vendent! » Certes, un commerçant « normal » ne fabrique pas les produits qu’il vend, mais il les achète, les stocke, contrôle leur qualité et assure le service après-vente en cas de problème.

Chose difficilement faisable via le dropshipping. Vous n’avez aucune garantie sur la qualité : les produits sont en général à très bas coût, ne respectent pas forcément les normes européennes et s’avèrent, dans bien des cas, être des contrefaçons d’autres produits. De plus, les délais de livraison sont plutôt longs. Les produits viennent directement d’Asie puisque le commerçant européen qui vous vend le produit n’en a aucun en stock. Un SAV difficilement possible car ce sont souvent des entreprises très jeunes qui n’ont pas d’image de marque à défendre avec aucun recour auprès des fournisseurs et peu de capital.

 

Par Marianne Cattin, étudiante en Master 1 Marketing Opérationnel International Apprentissage