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Comme nous vous l’avions annoncé, le 5 novembre a eu lieu le Colloque des Objets Connectés à l’IESEG.

Cet événement s’est conclu autour d’une table ronde sur le thème des objets connectés dans la banque et l’assurance. Elle était animée par le journaliste Jean Pierre Blettner de La Revue du Digital, qui a interrogé les invités suivants:

-Antoine Denoix, Directeur Digital, CRM et Data, AXA France

-Delphine Asseraf, Directrice Digital, Allianz France

-Jean Claude Sudre, Expert en assurance santé connectée

-Julien Gueguen, Head of Innovation, Crédit Mutuel Arkéa

Nous avons ainsi pu faire un tour d’horizon des expériences en cours et des possibilités futures qu’offrent l’utilisation des objets connectés dans ces secteurs.

L’Assurance Auto:

Chez Allianz, l’objet connecté a trouvé sa place dans la voiture avec l’innovation Allianz Conduite connectée. Il prend la forme d’un boitier TomTom qui communique au conducteur des appréciations sur son style de conduite via une application mobile. Le but étant d’améliorer son score en vue d’obtenir une réduction du tarif d’assurance auto allant jusqu’à 30%. Mais aussi, éventuellement, d’augmenter la sécurité au volant. C’est le principe du « Pay as you drive ». Les jeunes constituent la principale cible de ce type d’offre. En effet, jusqu’à présent, ils pâtissaient de l’absence de données sur leur passé et payaient une prime d’assurance très élevée.

Du côté d’Axa France,  il y a également une volonté d’exister dans le monde l’Iot, et la conduite s’y prête particulièrement. L’application Axa drive repose sur le même procédé mais l’accent est davantage mis sur la prévention car l’application donne des conseils de conduite. L’outil est neutre et donne un retour objectif, permettant au conducteur de s’améliorer.

La Santé:

La récupération et l’utilisation de données dans le domaine de la santé fait polémique car elle soulève un problème d’éthique. Est t-il concevable de faire « payer », dans tous les sens du terme, les assurés pour leurs problèmes de santé ? L’ensemble des invités s’en défend. Mais tandis qu’Allianz refuse catégoriquement de se positionner sur ce créneau évoquant un problème de légitimité, certains imaginent un concept plus proche du coaching dans une optique de prévention plutôt que de punition.

C’est le cas du Crédit Mutuel Arkéa qui a choisi de surfer sur la vague des objets connectés et de compléter son offre de téléassistance senior à domicile par une montre connectée. Celle-ci vise à favoriser la vie active et autonome des personnes âgées ou isolées, au-delà de leur habitation. En cas de problème, (chute, accident, etc), un bouton dédié émet une alerte géolocalisée. L’utilisateur de la montre est ensuite mis en relation avec le centre d’écoute de téléassistance, qui reçoit ses coordonnées de géolocalisation.

La Domotique:

Axa a lancé l’application « Mon AXA » une offre pour la sécurité de la maison reposant sur l’interconnexion d’objets connectés (vidéosurveillance, détecteur incendie, domotique…).

Lors d’un déplacement, l’application détecte l’éloignement du domicile et propose automatiquement de souscrire un contrat d’assistance pour une durée souhaitée. Si une alarme se déclenche (incendie ou intrusion), il est possible de consulter la vidéo-surveillance et de faire venir des équipes de secours. Enfin, l’application propose d’acheter avec des promotions attractives les appareils partenaires afin d’élargir les fonctionnalités du hub.

La Banque:

Enfin, dans le secteur bancaire, c’est le Crédit Mutuel Arkéa qui se démarque et se place en précurseur de l’utilisation des objets connectés. En février 2014, il fut le premier groupe à lancer une application Google Glass. Mais sa principale réussite réside dans l’équipement de ses agences en ibeacons, permettant de prévenir les conseillers de l’arrivée de leurs clients afin qu’ils soient mieux préparer à les accueillir.

Rédaction par Pauline Vautrot



Les étudiants du Master 2 Marketing Opérationnel International s’intéressent à l’adoption des objets connectés. Nous vous invitons à consulter l’infographie du baromètre 2015 des objets connectés.
La promotion actuelle sera en charge de s’occuper du baromètre 2016. Grâce à une étude quantitative, nous allons pouvoir constater les évolutions liées à l’acceptation de ces objets connectés.

Infographie - Journée des objets connectésRédigé par Hélène Souvandy